samedi 14 juillet 2007

Débordée

Je ne vois pas le temps qui file, et tellement de choses se sont passées ces derniers temps!

Des amis sont venus nous rendre visite, j'ai pu voir Barcelone, j'ai fêté les 15 ans de ma petite soeur de coeur, je me suis remise au sport, j'ai goûté des fraises du jardin, j'ai (enfin) des cheveux longs, notre voyage se profile à l'horizon et se rapproche, je suis plus amoureuse que jamais, je fais des projets, je m'amuse tous les jours, je n'ai pas oublié que demain j'ai un anniversaire à fêter...



Il y a comme un parfum d'harmonie qui s'est posé. La musique a repris sa place dans nos murs, et notre complicité s'accroît de jour en jour... J'aime nos brèves escapades, nos moments de replis sur nous, la découverte de ces autres mondes... Je n'ai qu'une envie, recommencer, redécouvrir d'autres endroits où planter notre tente, d'autres paysages à immortaliser...

Le connaître un peu mieux tous les jours, l'apprivoiser, et vivre avec le bonheur en perfusion...

Est-ce que la vie aura toujours ce goût là? Cette saveur intense de vivre pleinement toutes ces minutes qui s'égrennent, le parfum de ta peau si douce et chaude, mon Amour? Je ne me lasse pas de voir tes yeux briller, de rire à tes côtés et de voir nos sourires se dessiner...

lundi 18 juin 2007

Délier les douleurs

Nous avons discuté. Longuement. Mon malaise était perceptible. Tout comme le sien. Comme un mauvais écho qui revenait chaque minute... Nos langues se sont déliées. Et nous avons parlé, parlé, parlé encore...
Je n'en revenais pas de toutes ces choses qui sortaient de lui. J'ai vu ses doutes, ses peurs... La vérité fait parfois peur, et je n'ai jamais autant pleuré.

J'ai reconnu dans sa voix l'intonation déterminée qui m'avait séduite. J'ai arrêté depuis ce jour de croire qu'à chaque minute loin de moi il me fuyait. J'ai arrêté de croire que ses amis se liguaient contre moi pour me le prendre. Et j'ai enfin compris que ses conquêtes passées resteront dans le passé. Mais qu'en tant qu'êtres humains, en tant que personnes ayant partagé sa vie, elles avaient droit à un minimum de respect. Et puis, cette peur qu'il ne me quitte pour elles, n'était-ce pas la manifestation de ma non-confiance en moi? Toute cette violence accumulée contre lui, n'était-ce pas plutôt envers moi-même? J'ai compris ces erreurs, mes erreurs, toute cette tristesse, ces mots violents jetés contre lui, toujours imperturbable. Il restait aussi calme que ce que je pouvais m'emporter. Mes réactions disproportionnées ont failli nous conduire au point de non retour.

Mes sanglots, dans ses bras, apaisés par sa voix douce, chaude... Je n'ai jamais autant pleuré pour personne, parce que je sais que c'est lui. Parce qu'il m'a dit des choses si belles, les mêmes mots qu'il me murmurait à l'oreille...

Je l'aime, oui, je l'aime infiniment. Du haut de mes 24 petites années, à chercher où accrocher mes bras, sur quelles épaules pleurer, à qui donner mon coeur, je sais que j'ai trouvé. J'ai trouvé ma maison, mon soleil. Peu importe où la vie nous portera, peu importe qu'on en vienne à s'installer à l'autre bout du monde. Tant qu'il sera près de moi, je ne serais pas malheureuse.

Mes mauvais rêves ont disparu, et je ne veux plus me laisser submerger par le sommeil. Parce que ma vie, c'est ça. Chaque matin, me lever et le voir. Ne pas me lasser de ses sourires, de ces yeux sombres plongés dans les miens, de ces rires partagés, de ces moments de douceur, de complicité que je recherchais tant. Ils étaient là, sous mes yeux. Prêts à éclore sous mes doigts.

Aussi fallait-il que je m'autorise le droit d'être fragile. Face à moi-même. Face à mes peurs. Ne plus les refouler. Ne plus me laisser dicter ma conduite par un égo de pierre. Il a trouvé en moi la fille que je souhaitais être. Celle que je n'osais pas espérer, de peur de tomber.

Chaque seconde a une saveur nouvelle.

Délier nos douleurs...

vendredi 15 juin 2007

Mes (dés)illusions

Le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Il joue avec mon humeur, et je me demande si je vais pouvoir tenir.

Quelques 365 jours, voire un peu plus, et je ne sais pas si je pourrais encore tenir. L'impression que les journées passent et que mes illusions s'effacent. Au fur et à mesure. Je fais des rêves étranges... Et je ne peux me résoudre à l'idée que ces pensées là font partie de moi. J'avais tout, j'ai tout pour être heureuse, pour regarder ma vie avec envie.

Mais je tombe en désillusions lorsque je sens les larmes s'accrocher au bout de mes cils. Je rêvais de longues soirées enlacés, de baisers passionnés, d'étreintes qui me feraient chavirer... Et rien, non, rien de tout cela n'existe dans ma nouvelle vie. Rien, ou si peu, que mon corps clame le manque et mes rêves font le reste. Je ferme les yeux pour m'imaginer cette vie que je voulais, palpitante, heureuse, remplie de sourires et de choses douces.

Certains soirs, je me demande même si je n'ai pas fait une erreur... J'ai cédé à mes caprices, je m'étais jurée de ne rien regretter, d'assumer pleinement ce désir de vie à deux. Et quelquefois, lorsque la nuit m'enveloppe, lorsque la seule étreinte est celle du sommeil, j'ai peur. Peur de n'avoir pas été assez mûre, moi qui aime à clamer le contraire. Peur d'avoir fait le choix de la folie, le choix impulsif...

Oui, j'ai peur. Cette peur vissée au fond du ventre, comme un
trou béant que rien ne pourrait combler. Pourtant, je sais qu'il ne ferait rien pour me rendre malheureuse, qu'il n'a qu'une envie, c'est de m'entendre rire, de construire une jolie vie à deux remplie de belles choses, douces choses, de donner vie à ses projets qu'on se plaît à évoquer...

Je sens comme une lassitude de tous ces gestes que je répète à l'infini, de ces tâches répétitives à loisirs... Je ne me sens pas à ma place lorsque j'use ces objets anti-romantiques au possible, et pourtant, je m'évertue à briquer ce nid de fond en comble, tout en sachant que je
l'exaspère, et que je me déteste de jouer à la perfectgirl... Mais cette façon de contrôler ce qui m'entoure me rassure d'une certaine façon. Même si je me retrouve en sueur, éreintée, et avec un sentiment de folie douce qui s'infiltre tout doucement dans mes veines...

Je sais qu'
il ferait tout pour moi, qu'il décrocherait la lune et les étoiles si jamais j'en faisais le voeu.
Je sais que
ses études sont importantes, qu'il joue son avenir (ou presque) avec cette fichue thèse... Thèse qui nous éloigne. Ce sentiment d'immense solitude commence lorsque le soir, je me retrouve seule. Dans ce salon vide. Vide de ce nous que je cherche à tâtons. Et lorsque je rejoins les draps, je pénètre dans un monde différent. Où ce ne sont pas les lois de la chair qui prédominent, mais celles du papier et des recherches...

J'en demande peut-être un peu trop. Je suis peut-être (sûrement) trop exigeante.
J'ai peut-être aussi besoin de grandir encore un peu. Mon corps m'affiche femme. Ma tête pense (encore un peu) comme une enfant. Comment faire la part des choses, comment ne pas
sombrer dans la folie, comment ne pas se couper des autres, lorsque les dilemnes s'avancent?

Mes illusions de petite fille se fânent peu à peu, à mesure que les jours passent et que nos gestes tendres s'espacent. Je voudrais de la douceur chaque jour. Sentir ses mains sur ma peau, coller mon corps au sien chaque heure. Déambuler main dans la main en n'ayant rien d'autre en tête que de partager ce temps si précieux que la vie nous donne. Effacer les obligations injustes, et faire un emploi du temps parfait, où seules nos envies seraient gravées.

Les incertitudes se bousculent dans ma tête. Demain, où serons-nous? Partir, nous l'avons évoqué des dizaines de fois, si ce n'est plus. Mais où? Et quand? J'aime l'aventure, mais j'aime aussi savoir où je vais. J'ai besoin de repères, de choses fixes...

Ce soir, nous allons à l'opéra.
Il me l'a offert pour mon anniversaire. 24 ans... Ce chiffre sonne étrangement à mes oreilles. Comme si j'étais passée de 18 à 24 avoir vu le temps passer.

J'aspire à plus de sérénité. Peut-être la trouverai-je ce soir, dans les chants de "Norma"? Peut-être verrais-je le signe qui me murmurera que tout ira bien. Qui balaiera mes incertitudes, mes doutes, mes reproches, mes colères, mes cris...

J'ai bien envie de
sécher mes larmes...

mercredi 30 mai 2007

Poésie verticale

"Peut-être nous faudrait-il apprendre que l'imparfait est une autre forme de perfection:
la forme que la perfection assume pour pouvoir être aimée."
Roberto Juarroz

lundi 28 mai 2007

Birthday

Aujourd'hui.
J'ai eu 24 ans.
J'ai:
Surpris Chéri à me faire des cachotteries. Eté l'heureuse victime d'un repas-surprise chez l'une des soeur de Chéri. Eu un sourire franc et ravi dessiné sur les lèvres pendant quelques heures. Vu mes parents sourire. Reçu des cadeaux somptueux, parce que venant des gens que j'aime (un sac sublime, une boîte à bijoux somptueuse, un maillot divin, des fleurs magnifiques...). Passé une excellente journée.

Même si j'ai essayé de déjouer les roubleries de Chéri, je suis contente de n'avoir pas trouvé. D'avoir eu la surprise de tout le monde sortant de la chambre en me criant "Surpriiiise!". J'ai retenu souvent mes larmes...

Je crois que c'est l'un des plus beaux anniversaires que j'ai eu.
Parce que c'est la première fois que mon amoureux organise quelque chose pour moi. Une chose spécialement pour moi. Et puis, j'ai eu des déclarations d'amour... de son papa à lui, de ses soeur, de mes parents, et de...Lui.

Lui, l'amour de ma vie. Dans quelques jours, cela fera un an. Un an de passion, de bonheur, de douceur, de tendresse, d'émotions... (non, je ne fais pas de pub pour un fim...)


Happy Birthday to...me!


samedi 26 mai 2007

Vive les mariés!

Je vais enfiler ma jolie robe prune, mettre un peu plus de make-up, et accrocher un sourire sur mes lèvres.

Wedding day...

Ces mots me font me perdre dans mes pensées...
J'aime les mariages, le côté festif de la chose, réunion de gens heureux, joyeux, où tout est fait pour s'amuser, s'aimer... Je n'ai pas assisté à beaucoup de mariages dans ma vie, et le plus important restera celui de mes parents.
Je pense aussi au mien, que j'imagine forcément beau, joyeux, simple et inoubliable... Il n'est pas pour tout de suite, non, il est pour plus tard, encore un peu plus loin sur notre route. Pour l'instant, nous n'en sommes qu'au début de notre histoire.

Peut-être des photos, plus tard, mais là, c'est le moment... Il faut se préparer, se parer de jolis atours pour faire honneurs aux mariés...